jeudi

Préparer son sujet : avant de partir à la manifestation des paysans sans terre

Jeudi midi, nous avons regardé deux reportages, le premier était une interview de Jean Ziegler sur « le massacre de la faim » et l’autre sur la désobéissance civile.

Jean Ziegler nous expliquait qu’on peut nourrir deux fois la population de la planète avec les ressources qu’on produit, alors qu’il y a un milliard d’êtres humains qui meurent de faim.
Il estime que toutes les cinq secondes un enfant meurt de faim.
Les raisons sont diverses, par exemple, les agrocarburants font augmenter le prix des aliments de base. De plus, les petits paysans sont expulsés au profit des grandes industries alimentaires qui utilisent des engrais chimiques et des OGM (organismes génétiquement modifiés). D’ailleurs, Monsanto, une grande industrie alimentaire, produit des semences OGM qui ne peuvent pas se reproduire : du coup, les paysans doivent acheter chaque année des semences.

Personnellement, je trouve que c’est bête de gaspiller autant de nourriture et que les OGM et les engrais détruisent la terre, les semences et la santé.

Pour lutter contre cela, nous pouvons dénoncer cette politique dans les médias et faire des rencontres avec différentes associations sur la thématique de la terre et l’alimentation.

Concernant la deuxième vidéo, je ne connaissais pas encore l’idée de désobéissance civile.
J’ai retenu que c’est enfreindre la loi de manière pacifique quand certaines personnes ne sont pas d’accord avec les politiques.  Par exemple un collectif taguait des panneaux publicitaires pour lutter contre l’influence de la pub sur la société.
Certains vont même aller faire des stages pour apprendre des techniques de désobéissance pacifique.

Je pense que c’est intéressant de faire cela quand les politiques font des lois avec lesquelles on n’est pas d’accord. Bien sûr, il faut faire cela dans les cas les plus graves, comme quand on n’est pas d’accord avec une guerre.

Loup, 13 ans

Sur le sujet :
de l’équipe web
de l’équipe presse
de l’équipe radio

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Rencontre avec un politicien

Mardi matin nous avons rencontré un politicien, on lui a posé des questions sur la politique et ce qu’il faisait.

Je lui ai posé la question « qu’est-ce que la droite et la gauche ? » et il m’a répondu que la droite c’est le parti qui pense aux libertés individuelles et la gauche c’est le parti qui pense à la collectivité.

J’aurai voulu lui poser une autre question mais je n’ai pas eu le temps de la lui poser ; et cette question est  « pourquoi parle-t-il toujours d’argent dans sa présentation », s’il souhaite me répondre, il peut contacter Parlons Jeunes, et demander mes coordonnées.

Loup 13 ans  

Sur le sujet:
de l’équipe radio
de l’équipe presse

Mercredi16

…le soir ça bouge aussi

Ce 16 avril nous avons passé une agréable soirée dans un squat de Bruxelles et partagé un succulent repas avec les occupants. Nous avons discuté avec eux ainsi qu’avec le propriétaire du bâtiment et les responsables de l’ASBL Communa, qui défend l’idée d’un logement basé sur les valeurs de la vie en communauté et de la convivialité.

Cette soirée nous a permis de changer notre perception de Bruxelles et d’aller au-delà de nos a priori

(signé : un jeune de la province du Luxembourg!)
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Voici une petite production vidéo réalisée par 3 des jeunes du projet avec un matériel léger lors de cette soirée :

A lire : l’article publié dans le métro par l’équipe à ce sujet
A écouter : la production audio de l’équipe radio à ce sujet

 

3 intervenants

Rencontres lundi après-midi

Ce lundi 14 avril, nous avons rencontré Pascal Delwit, politologue à l’ULB, Anne Löwenthal, blogueuse politique et activiste, et Sébastien Kennes, activiste engagé dans une démarche citoyenne. Ils nous ont un peu expliqué le parcours de vie qui les a conduit à s’intéresser à la politique. Monsieur Delwit nous a présenté la complexité de la politique Belge, madame Löwenthal nous a fait part de ce qu’elle fait exactement en tant que blogueuse « politique » et Sébastien Kennes a partagé avec nous ce que c’est que l’activisme et ce qui est possible de faire à notre niveau pour faire bouger un peu les choses.

Ce fut une journée très enrichissante, tant pour nous que pour eux, enfin, je l’espère…

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Sur le sujet :
de l’équipe presse
de l’équipe video dans le film

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Le projet

« Parlons jeunes, parlons politique ! » est un projet qui vise à donner la parole à un groupe d’une douzaine de jeunes sur des sujets, liés à la politique, sur lesquels ils souhaitent s’exprimer. L’évènement est à l’initiative du Délégué général aux droits de l’enfant et de l’asbl RTA et a été mis sur pied en collaboration avec la Fédération des maisons de jeunes.
L’objectif du projet est de faire prendre conscience aux jeunes que la participation à toutes les réflexions et décisions qui les concernent est non pas une faveur mais un droit que leur reconnait la Convention internationale des Nations Unies datant de 1989.
Sur le même modèle que les deux précédentes expériences (« Quand la Syrie parle aux jeunes, les jeunes nous parlent du monde » et « Pauvreté, parlons jeunes ! ») le groupe rencontre des spécialistes des médias, des représentants majeurs du monde politique et participe à des évènements en lien avec la thématique pour étayer leur opinion et provoquer des échanges de points-de-vues.
Le groupe travaille actuellement sur les questions de citoyenneté, démocratie, politique en utilisant tous les médias modernes pour réintroduire la voix des jeunes, des enfants, dans le débat qui précède les élections du 25 mai. Ils sont répartis en quatre ateliers médiatiques (presse écrite, web, radio et TV) et travaillent pour créer des contenus qui seront diffusés par des médias de grande diffusion en Fédération Wallonie-Bruxelles : le journal « Métro » publiera quatre articles écrits par le groupe presse écrite, les contenus radios seront diffusés dans l’Essentiel sur BelRTL et dans l’émission Face à l’info sur La Première RTBF, et un documentaire sera produit afin de pouvoir être utilisé dans l’optique de l’éducation permanente.
L’évènement se déroule actuellement à Bruxelles dans le bureau du Délégué général aux droits de l’enfant.

 10 jeunes de 13 à 23 ans participent à cette nouvelle édition du projet : voici quelques unes des explications de leur intérêt pour le projet

 

« J’attends des réponses à des questions globales par rapport à la jeunesse en politique.
Comment « les politiques » comptent faire bouger les choses pour les jeunes ?
En rencontrant les politiciens je souhaite ne pas être écouté à moitié et comprendre,
autant pour moi que pour les autres jeunes. »

 

« Je ne crois pas au changement par les politiciens.
Ce sont toujours les mêmes au pouvoir. Comme Coluche disait :
« si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit ! »
C’est dommage que les personnes qui se bougent le plus pour la société sont en bas de l’échelle politique ! »

 

« Avec ce projet, je suis acteur et non spectateur de la société.
Cela me permet de rencontrer des gens en vrai et de les avoir devant nous.
Mettre un visage sur le pouvoir.
Le fait que des gens engagés politiquement s’intéressent à nous,
change du fait qu’on s’intéresse peu à nous en politique. »

 

« Le concept « parlons jeunes » me correspond,
dans la continuité de mes engagements
et dans la manière dont je conçois la citoyenneté. »

 

« Je voulais venir ici parce que je voulais m’instruire, je ne m’y connais pas vraiment en politique.
J’espère qu’avec ce que nous allons communiquer, les jeunes vont se réveiller, bouger,
ne pas se laisser endormir par le blabla politique ;
car c’est nous qui sommes les citoyens de demain. »

 

« Je participe à ce projet pour m’instruire.
Puis j’aimerais aussi faire passer le message que les jeunes ne font pas RIEN !
Ils bougent !
La preuve avec ce projet, nous voulons montrer que les jeunes s’impliquent dans la société. »

 

« Grâce aux précédentes éditions Parlons Jeunes, j’ai eu plusieurs occasions de parler librement.
J’aime être en contact avec des personnalités connues.
Ici, on travaille les sujets en profondeur.
Grâce à ce projet, je ne me contente pas de comprendre seulement par
ce que les médias traditionnels racontent,
je comprends par moi-même
et donc j’apprends à être plus critique et cela me permet de donner
mon opinion en tant que jeune. »

 

« Ce projet m’intéresse pour m’orienter dans mes études d’abord,
je suis intéressé par le journalisme et la politique.
Nous travaillons avec les différents médias,
la rencontre également avec d’autres jeunes que ceux avec qui je suis d’ordinaire est intéressante,
nous débattons et j’aime bien cela.
Je ne viens pas ici pour changer le monde,
je vais commencer par le découvrir… »

Le Manifeste :

Les objectifs du manifeste sont : replacer au cœur du débat la place des jeunes et des associations qui les accueillent chaque jour ; infléchir les actuelles orientations politiques dominantes menées à différents niveaux de pouvoir, trop souvent inscrites dans des logiques d’austérité et de contrôle social ; et contribuer à réinventer de nouvelles politiques culturelles en matière de jeunesse.

Lisez-le, signez-le, parlez-en, consultez-le ici

Manifeste

Partenaires du projet :

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Slamons jeunes !

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Aujourd’hui, mercredi 16 avril 2014, nous avons participé à un atelier slam.
Les animateurs étaient l’ab7 et son ami Coni. L’ap7 s’est présenté au groupe : il est slameur et rappeur,  son surnom de rappeur est L’ab2c et quand il est slameur, son nom est L’ab7.

Il nous a lu un de ses textes « l’exemple c’est nous. » Personnellement, j’ai trouvé que son slam était un beau texte et qu’il l’avait bien lu.

Ensuite, les animateurs nous ont demandé de choisir dix mots en rapport avec la politique. L’exercice était que nous utilisions ces mots dans nos textes.
Nous avons terminé la matinée de travail par la récitation des slams devant le groupe entier.

Je vous les ai recopiés ici, bonne lecture ! (Je commence par ma présentation en duo avec Ibrahim)

 

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Loup et Ibrahim

Nous sommes révoltés
Car la jeunesse est oubliée
Pour ne pas affronter la réalité,
Trop de politiciens mettent leur boucliers
Ils nous approchent de l’inégalité
Car nos droits ne sont jamais respectés
Le mensonge règne
Et les jeunes se plaignent
Notre argent est dépensé
On ne sait plus sur quel pied danser
On est des pions sur un jeux d’échec
On nous considère comme des vieux déchets
Vous ne faites que parler alors qu’il faudrait agir
Ne pensez pas que le peuple va s’assagir
Cette société ne fait que régresser
Leurs programmes nous poussent à nous éloigner
Ici, personne n’entend nos cris de panique
Bon dieu faites taire ces hypocrites ! 

 

slam

Germain

Costards, cravates dans les médias
blablabla
oui, toujours droits dans les débats,
blablabla
Ouille trop de tics dans leur parole
Des ambitions parfois trop molles
ah vous nous prenez pour des cons !
Mais les jeunes posent la question :
Etes vous tous des hypocrites ?
Ou dites-vous vrai en politique ?
Enfermés dans leur réflexion,
Les no-lifes passent-ils à l’action ?
Vous voulez vraiment nous séduire ?
Entre mensonges et idéaux
Pour être tirés vers le haut
Maint’nant arrêtez de mentir,
C’est le moment pour un échange
Parce que du blabla au bonheur
nous ne prendrons que quelques heures
Si à table, on ne se mange
Oui, parlez jeune et vous verrez
Le changement sera aisé  

 

slam Ines

Inès

Je nous présente moi et mes associés
tu peux test, tu réussiras jamais à nous séparer
ici je viens te parler des gens qui vivent dans la saleté.
Eh oui, tu l’as compris, je te parle de la pauvreté
alors que vous messieurs vous êtes assis devant votre télé
a regarder l’émission JT.
J’y étais aussi dans ce cercle vicieux
où quelques généreux nous aident et nous rendent heureux.
Ecoutez madame et monsieur
ils ont besoin d’aide et ça je le jure devant dieu
de plus en plus triste
triste à voir, à entendre, car n’oublions pas que ces gens sont bourrés de maladies
et surtout sans abris, sans famille, ne les oubliez pas
mesdames et messieurs car nul n’est à l’abri dans sans abris
et la suite logique plus de famille et bourré de maladie.

  

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Perrine et Zaineb

Faut pas s’étonner qu’on se révolte.
Ils nous donnent même pas la parole.
Ils nous font croire à un monde utopique.
Mais c’est juste les plus grands des hypocrites.
Il parait qu’on a des droits ?
Mais quand arrêteront-ils leurs blabla ?
Avec toute cette répression
ça finira sur’ment en révolution.
Durant leur campagne ils nous promettent monts et merveilles
mais en vérité ils nous mettent juste dans un profond sommeil.
Toute cette manipulation juste pour leur propre satisfaction.
Le message qu’on veut faire passer
c’est de vous bouger.
Si ça continue comme ça
on n’aura plus aucun droit.
Ils pensent avoir un règne éternel,
ils sont juste là pour faire des ritournelles.
Ils se croient bon hommes, mais c’est juste des clones.

 

Sur le sujet :
de l’équipe presse
de l’équipe vidéo dans le film

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